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BEIRUT ART FAIR réaffirme autrement son engagement pour la découverte de la scène artistique libanaise émergente

BEIRUT ART FAIR réaffirme autrement son engagement pour la découverte de la scène artistique libanaise émergente

Le Liban a été de tout temps un hub artistique hyper créatif et une vitrine permettant aux artistes de la région de s’exprimer librement. Aujourd’hui, le pays traverse une forte crise économique et de nombreuses familles se retrouvent en difficulté.

Beyrouth a aussi été fortement touchée par la double explosion du 4 août dernier et de nombreuses initiatives sont organisées pour reconstruire et restaurer son patrimoine. Le monde de l’art s’en trouve fortement impacté, tout comme les institutions, les musées, les centres d’art contemporain, les fondations et les galeries. Les artistes ont eux aussi aujourd’hui besoin de visibilité pour survivre.

Afin de soutenir la création libanaise, BEIRUT ART FAIR a lancé le 23 novembre dernier un « Open Call #1 for Lebanese Artists » sur les réseaux sociaux, pour encourager et accompagner de nouveaux artistes.

En à peine 4 jours, les organisateurs ont reçu 196 dossiers de tous horizons. Une pré-sélection de 44 artistes a été effectuée, au sein de laquelle 7 candidats ont été choisis pour cette première promotion de talents prometteurs. Le choix a été serré tant les projets proposés ont été riches et variés.

Pendant une semaine, du 3 au 9 décembre 2020, les plateformes Facebook et Instagram de BEIRUT ART FAIR exposent chaque jour l’œuvre d’un artiste (un artiste/une œuvre/un jour). Une newsletter sera envoyée le 10 décembre 2020 à tous les visiteurs ayant connu l’expérience BEIRUT ART FAIR depuis sa première édition. Les œuvres sélectionnées sont proposées à la vente afin de soutenir et d’encourager ces artistes à poursuivre leurs aspirations.

Les artistes ont exploré le large spectre de la notion d’identité, qu’elle soit régionale, collective, communautaire, sociale, de genre, mais aussi culturelle lorsque les origines sont multiples. Cette notion est déclinée à travers les divers mediums que sont la photographie, la tapisserie, le dessin ou la sculpture. La photographie occupe une place majeure dans notre sélection et fonctionne ici comme symbole.

Tony Mhanna tente de faire revenir chez eux les fantômes du passé, comme pour conjurer le sort de ces maisons abandonnées à cause de la guerre, tandis que Zeinab Khalifeh immortalise dans ses portraits les laissés-pour-compte de la société afin qu’ils ne deviennent pas fantômes à leur tour. Par un travail de composition manuelle et de construction graphique, Basile Ghosn manipule l’iconographie architecturale et nous livre des images-illusions afin de rétablir un nouvel ordre social et esthétique. Lea Skayem quant à elle explore à travers ses autoportraits mis en scène, les difficultés d’habiter un corps de femme dans une société conservatrice. Le fusain épuré de Salah Missi dénonce la corruption des dirigeants dans le monde arabe qui noie l’humain ; ici ses personnages isolés de leur environnement s’entrelacent dans un état de désespoir et d’impuissance. Inspirée par son héritage libano-colombien, la tapisserie de Michelle Maluf associe techniques ancestrales et éléments contemporains afin de créer un contraste harmonieux des matières, allégorie de la diversité libanaise. La sculpture installation de Camilia Salamé est un mémorial à l’Ibis chauve, un oiseau dont l’espèce a aujourd’hui disparu après avoir été aperçu une dernière fois en 2015 lors de la destruction de Palmyre.

« Le but de cet « Open Call #1 for Lebanese Artists » est de révéler et promouvoir les nouveaux talents de la scène contemporaine libanaise, auprès des nombreux visiteurs qui ont participé à la foire depuis 2010. C’est aussi redonner confiance aux artistes, les accompagner dans leur création, les aider à vivre de leur art, et développer avec eux des initiatives à l’international. Aujourd’hui, soutenez nos artistes, ils ont besoin de vous !!! » déclare Laure d’Hauteville, fondatrice et directrice de BEIRUT ART FAIR.

« Cet open call donne enfin l’opportunité aux artistes de faire entendre leur voix en temps de Covid 19. Les occasions d’exposer ont disparu et les artistes indépendants ont plus que jamais besoin d’être soutenus et promus de façon innovante, tout particulièrement au Liban qui connaît une grave crise économique. Le positionnement de BEIRUT ART FAIR est osé et j’espère qu’il saura trouver un écho auprès des collectionneurs étrangers », ajoute Marie-Mathilde Gannat-Jabre, co-curateur de Open Call #1 for Lebanese Artists.

BEIRUT ART FAIR accorde une place majeure à la liberté d’expression, au dialogue des cultures, à l’innovation, à la tolérance et aux échanges d’idées fécondes qui constituent les valeurs essentielles de la foire.

Beyrouth se redressera et restera toujours une plateforme créative où se multiplient les initiatives.

La 11ème édition de BEIRUT ART FAIR verra le jour ultérieurement, lorsque les conditions politiques et économiques le permettront.

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